Festival La Mascarade - 9e édition
du 25 au 27 septembre 2026
💥 La Mascarade - 9e édition 💥
12 spectacles
5 lieux
1 journée de rencontres professionnelles
Concert, bingo drag, karaoké et blind test
Délicieuse nourriture et bar à prix doux
Billetterie à prix libre
Programmation
VENDREDI 25 SEPTEMBRE : Journée de rencontres Hauts-de-France à destination des professionnel·le·s du spectacle vivant, ouverte au public
HOLD-UP !! | Le Hasard n’a rien à se reprocher (Hauts-de-France)
Vendredi 25 à 10h15 • École primaire des Marronniers • représentation scolaire (Seconde représentation à 11h45)
Un musée, la nuit. Vide et silencieux. Une ombre se détache dans l’obscurité́. Soudain elle se fige, il y a quelqu’un d’autre. Chacun pensait être seul pour opérer, c’est loupé ! Ce soir, deux voleurs ont prévu de dérober le même tableau : elle, vient libérer l’œuvre dont elle est tombée amoureuse ; lui, espère en tirer une somme d’argent importante.Œuvre la plus aimable ou la plus cotée ? Deux visions s’opposent. Leur rencontre devient le point de départ d’un voyage à travers l’histoire de l’art et ses chefs-d’œuvre disparus, pillés, volés, spoliés, de l’Égypte ancienne à l’art contemporain. Entre suspense, humour et enquête, HOLD-UP !! interroge notre rapport à l’art dans un spectacle ludique et accessible.
À l’image des murs du Musée Isabella Stewart Gardner de Boston sur lesquels trônent encore les cadres vides des œuvres dérobées en 1990, l’histoire de l’art est pleine de trous, d’oublis, de disparitions. C’est à travers ce prisme que nous souhaitons la faire découvrir à notre public en proposant une perspective inédite, accessible et ludique sur un sujet aujourd’hui encore considéré comme pointu et élitiste. L’accès à la richesse que constitue l’histoire de l’art, la foultitude d’histoires humaines dont elle regorge et l’enjeu de partager un savoir et une culture commune nous animent pour cette nouvelle création. Parce que nous croyons qu’apprendre à regarder un tableau, c’est se donner une chance de mieux voir le monde qui nous entoure ; que nous pensons que les émotions et la réflexion que procurent la rencontre avec une œuvre d’art sont aussi universelles que nécessaires, en particulier dans une époque où les images défilent toujours plus vite ; parce que s’il y a disparition, il y a question, et nécessaire besoin de reconstitution ; parce que le musée est généralement le lieu de la monstration et le plateau du théâtre celui de l’imagination, de la réflexion et du rêve, nous souhaitons faire résonner ces deux scènes et croiser leurs riches univers le temps de notre prochain spectacle. (Charlotte Bals et Marina Buyse)
Spectacle accompagné et programmé dans le cadre du dispositif d’aide à l’émergence Prélude (saison 25-26) cofinancé par la Région Hauts-de-France et la DRAC Hauts-de-France
SURTOUT PAS LE SILENCE | La Compagnie À Ciel Ouvert (Hauts-de-France)
Vendredi 25 à 11h30 • Théâtre de la Mascara • en présence d’élèves du Lycée Jean de La Fontaine de Château-Thierry
Isolé aux confins d’un monde chaotique où la tempête gronde, un personnage en quête de sens est entouré de chiens gonflables en plastique. Parler pour ne pas entendre le silence ou la barbarie qui se niche au fond de lui-même ? Il est question dans ce spectacle de la cruauté du manque de l’autre et du vide abyssal qui nous habite et que nous essayons de remplir, en vain. Cette pièce dystopique surréaliste interroge aussi bien l’état du monde dans lequel on vit que nos états d’être. À travers une esthétique hybride, Surtout pas le Silence met en exergue des questions universelles : Qui je vais être aujourd’hui ? Et surtout comment nous sommes perdu.e.s ?
L’effondrement de notre civilisation est annoncé mais comment les récits d’anticipation peuvent-ils mieux éclairer le présent ? L’expérience de l’isolement et de l’apathie générale lors des confinements ont révélé mon envie de rechercher une tension maintenue entre le rire et les larmes, entre la voix et le silence. Ce solo philosophique et surréaliste met en scène un personnage parmi des chiens gonflables avec lesquels il essaie de bâtir un monde meilleur. Que peut-on construire et maîtriser quand tout s’effondre et que plus rien n’a de sens ? Dans ce monde de la fin, les bizarreries même les plus inquiétantes vont de soi. Le personnage raconte des morceaux de son existence et est tiraillé entre sa propre fantaisie et le réel, entre le vide et le plein qu’il ressent. Par la parole, il essaie de se construire une identité mais les récits sont trouées et s’entrechoquent, se percutent. Impossible de déterminer le vrai du faux. (Agathe Coquelle)
Spectacle accompagné et programmé dans le cadre du dispositif d’aide à l’émergence Prélude (saison 24-25) cofinancé par la Région Hauts-de-France et la DRAC Hauts-de-France
CHAOS | Compagnie Bande W (Hauts-de-France)
Vendredi 25 à 19h • Théâtre de la Mascara
Croire sans y croire tout en y croyant ; c’est ce que Thomas a toujours fait, depuis sa plus tendre enfance. Dans un seul en scène sur les croyances modernes, il raconte, jusqu’à la revivre, sa rencontre avec Christine, 60 ans, astrologue qui lui lit son thème astral à un moment charnière de sa vie. Ce jour-là, elle lui dit que tout était écrit dans les étoiles...
Chaos c’est une plongée dans nos mécanismes de croyance, dans ce besoin de faire sens et dans l’importance du doute. Un spectacle sur la fragilité des certitudes et sur la nécessité, aujourd’hui, d’aiguiser son esprit critique.Chaos c’est un spectacle instructif sur un phénomène sociétale important. Par le prétexte de l’astrologie, Chaos agit sur notre manque d’espoir à changer le monde politiquement, intimement, et ainsi créer de nouveaux récits auxquels s’accrocher.Chaos interroge ce que l’on cherche dans les croyances quand le réel devient difficile à supporter. Que reste-t-il quand nos croyances s’effondrent ? Car, quand plus rien n’a de sens, plus rien ne va, tout est Chaos. (Thomas Zuani)
SAMEDI 26 SEPTEMBRE : 5 spectacles (dont 1 gratuit), Bingo et Karaoké !
HOLLANDA |Heads up entertainment (Grand-Est)
Samedi 26 à 11h • Théâtre de la Mascara
HOLLANDA est une performance théâtrale autobiographique inspirée d’un épisode de paranoïa collective survenu à l’île Maurice après le cyclone Hollanda en 1994.Dans une société insulaire marquée par le silence, la religion et les récits coloniaux, la figure mythique de Touni Minwi — une créature nocturne hypersexualisée — devient le symptôme d’une peur collective du désir, du corps et de l’altérité.À travers une dramaturgie fragmentaire inspirée du zapping télévisuel et du doomscrolling numérique, HOLLANDA mêle folklore mauricien, telenovelas, culture internet, football, Bollywood et récits familiaux pour construire un paysage mental saturé où réalité et fiction se contaminent.Le spectacle navigue entre conférence, rituel, confession et hallucination médiatique.
HOLLANDA est né d’un besoin de revenir sur les récits qui ont construit mon imaginaire à l’île Maurice : les mythes, les rumeurs, la télévision, la religion, internet et les violences silencieuses qui traversent les structures familiales et sociales.Le spectacle fonctionne comme une dramaturgie cyclonique.Je deviens une antenne prise dans les vents d’un cyclone, captant des fragments de mémoire, de médias et de fantasmes collectifs. Je cherche moins à raconter une histoire de manière linéaire qu’à provoquer une accumulation d’images et de sensations.À travers cette forme, HOLLANDA questionne la fabrication des monstres, les politiques du désir, la honte coloniale, ainsi que les récits que l’on produit pour survivre, se protéger ou se rendre regardable. (Avildseen Bheekhoo)
LES GOSSES | Compagnie Kruk (Grand-Est)
Samedi 26 à 14h • Théâtre de la Mascara
Entre janvier et septembre 2022, Janice est allée à la rencontre de quatre-vingt élèves de CM2 scolarisé.e.s à Nancy, Auboué et Revigny-sur-Ornain. Métropole, commune urbaine, commune rurale. Elle les a interrogés sur des sujets tels que l’amour, le travail, l’argent, les classes sociales. Projetant de faire un spectacle sociologique sur le déterminisme social, elle est rapidement désorientée par ces rencontres qui la confrontent à sa propre enfance… Et le cadre de la salle de classe éclate.
Octobre 2021, je déménage. Je signe un contrat de comédienne permanente, (de manière temporaire), au Théâtre de la Manufacture de Nancy. En plus d’y être comédienne, je mène une cinquantaine d’ateliers théâtre en école primaire, collège, lycée professionnel, Ehpad. Plusieurs mois pour jouer, inventer du jeu, explorer, apprendre à transmettre. Me souvenir de ce que j’ai appris et désappris et (ré-)apprendre à désapprendre. Pendant cette période, je poursuis ma psychanalyse par visioconférence. A moitié hantée par les différents publics que je côtoie, je décide alors de fouiller dans ma propre enfance. Et l’écriture démarre. Enfanter l’enfant, légèrement dictatrice, que j’étais, Interroger une poignée d’enfants d’aujourd’hui. L’enfance, comme terrain infini d’exploration, Comme base d’un édifice en pleine construction. Quels rêves ? Quels choix, d’un milieu social à un autre ? Quelles dispositions sociales, économiques, esthétiques ? Et au milieu de tout ça, à 10 ans, on pense à quoi ? Ma quête ou enquête ressemble à une toile d’araignée dans laquelle je suis prise cherchant à en démêler les aspects, complexes et nombreux. Les gosses serait comme l’un des fils de soie de cette toile. (Janice Szczypawka)
BANQUET ! | Collectif Les survenu·e·s (Centre-Val de Loire)
Samedi 26 à 15h30 • Place de l’Optique • ⚠️ Accès gratuit sans réservation nécessaire.
Nous partons d’une hypothèse simple et d’un constat alarmant : après 2 500 ans d’histoires, de rencontres, de coups de foudre, de ruptures et de rabibochages, nos idées de l’amour sont, pour la plupart, encore toutes enfermées dans un vieux texte de philosophie, le Banquet de Platon. En réponse à cela, Les Survenu·es mettent en place un banquet populaire hautement expérimental pour invoquer les personnages rocambolesques de cet étrange essai philosophique et les confronter à une série d’expériences autant joueuses que sérieuses. Aux détours de cette lutte émancipatrice effrénée et décalée, ce sont les acteur.ices elleux-mêmes qui se révèlent et construisent, peut-être, une nouvelle communauté de l’amour.C’est autour de plusieurs tables de banquet que nous invitons les témoins neutres de ces expériences – c’est-à-dire vous – afin de partager, avant et après le spectacle, le boire et le manger, mais aussi de parler librement d’amour et de philosophie.
Nous avons voulu répondre à deux objectifs. Tout d’abord, démocratiser un certain rapport à la philosophie en mettant en valeur la joyeuse créativité que demande toute pensée critique. Puis, questionner les grandes idées contemporaines de l’amour : l’origine de “l’âme sœur”, l’idée que l’amour nous rend meilleurs, qu’il y a des amours nobles et d’autres méprisables, des amours mal nommé, etc., toutes ces idées issues en premier lieu du Banquet de Platon et que nous vivons encore aujourd’hui. Pour ce faire, nous voulions travailler sous forme d’expériences philosophiques mélangeant texte antique & écriture collective. Chacune d’entre elles proposait alors une théâtralité différente et un rapport au public distinct. Nous passons ainsi du didactisme au burlesque en passant par le chant ou le théâtre forains. ous voulions par là même jouer du décalage et de sa surprise, invoquant des esthétiques et des références “pop” au sein de ce dialogue avec la philosophie antique.
LE COUTEAU | IUZZA (Normandie)
Samedi 26 à 17h • Théâtre de la Mascara
Ça parle de quoi ? On pourrait dire : TOUT EST DANS LE TITRE Mais aussi : Ça parle de pouvoir. Ça parle de rapport à l’autre. Ça parle de solitude. Ça parle de ukulélé. Mais si vous voulez vraiment en savoir plus : C’est une fille qui se fait larguer et qui décide de transformer sa vie de manière radicale. Profondément narcissique, elle perd toute mesure alors même qu’elle tente de faire preuve de raison et de mettre de côté ses émotions, se projetant tellement dans les hypothèses qu’elle formule qu’elle finit par les prendre pour vraies. La parole est frontale, adressée au spectateur dans un langage courant et force une relation personnelle avec cette jeune femme. Seulement, ce lien devient inconfortable quand ses pensées chavirent. Obligé de questionner sa propre manière d’être envers les autres, au moment où l’on devra questionner la morale vacillante du personnage.
Il y a un jour très précis où j’ai décidé d’arrêter d’être un soutien émotionnel pour qui que ce soit. Plus tard, je me suis rendue compte que ce n’était pas une décision, mais un traumatisme, et qu’en réalité je n’étais plus capable d’accepter chez les autres des émotions fortes et négatives telles que la tristesse, la colère ou la dépression. Et je me suis posée deux questions : - Comment l’émotion de l’autre peut être ressentie comme une violence ? - Peut-on faire souffrir sans mal agir ? Il me semble mal de soumettre les autres en plaçant sa propre sensibilité au-dessus de la leur. Il me semble aussi très triste de s’affirmer fièrement individualiste et de ne jamais offrir son aide à personne.Je me suis rendue compte que moi qui étais si rationnelle, qui listais, expliquais, donnais raison à ou raison contre, qui pensais que l’émotion était trompeuse, menteuse, manipulatrice, que la confiance se place dans une argumentation léchée et pas dans des larmes, j’étais justement à l’endroit même de mon problème. Au milieu du triangle qui existe entre raison, sentiments et confiance. J’ai ce conflit avec moi-même depuis 4 ans, en réalité je n’ai pas choisi d’écrire sur ce sujet, mais il me déborde et je me suis rendue compte à mi-parcours ce qu’était le cœur de mon histoire. Je voulais que le raisonnement intellectuel soit un outil, la manière de penser du personnage, et pas un sujet. Seulement il fallait quand même en montrer la limite. J’ai choisi de partir de situations qui nous paraissent banales, pour les pousser dans des zones inexplorées, dans l’excès et l’hyperbole. Parce qu’étonnamment, je trouve que l’absurde, loin de rendre ces situations ridicules ou pathétiques, permet au contraire de les rendre universelles, visibles et puissantes. Ce qui me surprend et que je préfère, c’est que même dans cette caricature on me dise après une lecture : “C’est exactement ça !”. (Zoé Belloche)
MISS CAMPING | BICEPS (Île-de-France)
Samedi 26 à 20h • Théâtre de la Mascara
Laureline Le Bris-Cep fait de son vécu un terrain d’investigation théâtral, dans un geste frontal, intime et performatif. En partant d’une enquête sur l’assimilation du regard masculin dans sa construction de jeune femme, c’est finalement le portrait d’une relation père/fille qui se dévoile. Un père désormais mort, aimant, féministe, mais pourtant, collectionneur compulsif de photos de jeunes femmes et adorateur du photographe prédateur David Hamilton. Affiches, classeurs, fantasmes partagés sans filtre… Quelles traces cela laisse-t-il chez une adolescente ? Accompagnée de la comédienne et chanteuse Laurie Barthélemy, elles créent un geste blasphématoire et d’amour, mêlant récit autobiographique, matériaux documentaires et musique live.
MISS CAMPING est une enquête intime et performative en duo où j’explore l’impact du regard de mon père sur ma construction de jeune femme et d’artiste. Une enquête sans crime dont je suis à la fois l’investigatrice, celle qui témoigne, celle qui accuse et celle qui défend. Je tente de transformer mon vécu en expérience partagée pour mettre en lumière les paradoxes d’une éducation, d’une époque, d’un système. J’interroge les limites de la gravité en naviguant dans une zone de flou, une zone grise. Un acte sacrilège dans lequel j’y affirme une parole brute, confidentielle et sans détours. Par ce biais j’interroge la place du « témoignage comme outil d’analyse ». Utiliser le « je » pour mieux ouvrir sur des phénomènes de société en proie avec l’actualité. Miss camping est une expérience mise en commun, pour que chacun et chacune puisse, à leur tour, regarder les zones d’ombres qui les façonnent, interroger leurs héritages familiaux et sociétaux et, qui sait, offrir un espace d’émancipation.
DIMANCHE 27 SEPTEMBRE : 4 spectacles (dont un gratuit) et un blind test !
SINON ON TE MANGE ! | Collectif Nouvelle Hydre (Normandie)
Dimanche 27 à 11h • Théâtre de la Mascara
SINON ON TE MANGE ! raconte une famille d’ogres. PÈRE, MÈRE, FILS et FILLE ont décidé de ne plus se cacher et de vivre au milieu des humains. Mais s’intégrer n’est pas si simple : disproportionné·es dans un monde fait pour de petits êtres, ils sont maladroit·es et marginalisé·es. Cette nouvelle vie crée son lot d’émotions négatives. Pour s’adapter, ils remplacent la chair des enfants par des légumes (au moins, leur peau est toute aussi douce...). Seulement voilà, une vieille croyance d’ogre définit les légumes comme dangereux : il ne faut surtout pas les croquer !
Je suis né dans une famille nombreuse où le repas est une affaire sérieuse, sacrée. A table avec mes quatre frères et sœurs, nous sommes contraint·es de rester jusqu’au bout. Les assiettes sont remplies copieusement. Les plats sont toujours terminés jusqu’à la dernière goutte de sauce, et jusqu’aux miettes sur la nappe. C’est à celui qui en mangera le plus : on en oublie le bon sens et on en retrouve nos instincts animaux. Nous cherchons tous à combler notre vide. Nous sommes autour de la table victimes du même mal, notre ventre a un trou et rien ne peut nous arrêter de manger. Cela fait quelques années que j’observe les appétits et leurs connexions aux émotions, notamment au sein de la cellule familiale. Rapidement la forme du conte s’est imposé à moi, me permettant de proposer un récit ouvert aux interprétations et à des sensibilités plurielles. Le merveilleux et la magie alliés à l’humour et l’absurde me permettent d’aborder en filigrane le lien entre émotions et comportement alimentaire et une forme de rapport familial abusif. (Marc-Elie Piedagnel)
PARLER AUX MONTAGNES | Collectif BAJOUR (Bretagne)
Dimanche 27 à 14h • Jardin de la Mairie • ⚠️ Accès gratuit sans réservation nécessaire.
Un garçon prépare son sac pour l’ascension de la plus haute montagne de la région, le Massif de la Tournette. Cette randonnée, il la connaît par cœur. Il l’a montée pour la première fois quand il avait 7 ans. Puis des dizaines de fois, sur le dos de son père la plupart du temps mais ça compte quand même. Aujourd’hui, son père est décédé. Pourtant il n’a jamais été aussi présent. Entre récit d’aventures et histoire personnelle, Jules Meary nous rappelle l’importance de vivre l’instant présent, tant qu’il est encore temps.
Cette histoire est celle de Jules. Qui a grandi dans les Alpes et a développé depuis toujours un amour pour la montagne, qui est devenu un véritable refuge pour lui, un échappatoire mental, l’endroit sur terre dans lequel il se sent le plus vivant et qui l’accompagne partout. Il vit dans les montagnes et les montagnes vivent en lui. La vie de Jules est aussi intrinsèquement liée à la mort, depuis toujours. Plus récemment avec le décès brutal de son père, avec qui il marchait régulièrement dans ces montagnes.Notre travail consiste à chercher la simplicité maximum, ce que nous appelons le degré zéro du théâtre, juste une personne debout qui raconte une histoire à une autre personne assise qui l’écoute. Et de cette simplicité se déploie un monde, un imaginaire, des paysages, des thématiques qui découlent les unes des autres à la manière de nos pensées lorsque nous marchons. Ce degré zéro nous permet aussi de voyager d’une temporalité à l’autre d’un espace à un autre, de les faire coexister le temps d’une représentation.Notre désir est de partir de la simplicité d’une situation, d’une histoire, pour aborder la complexité de l’être humain et l’universalité de nos émotions. (Jules Meary et Alexandre Virapin)
ESCAPE GAME AU MUSÉE D’ORSAY | Hortense Belhôte (Production déléguée Fabrik Cassiopée)
Dimanche 27 à 15h30 • Le Bidule, café associatif
XIX ESCAPE GAME XXI est un voyage dans le temps, un spectacle ludique et participatif à partir des collections du musée d’Orsay qui prend la forme d’un jeu d’évasion. L’objectif est simple : entre patriarcat, colonialisme et capitalisme, comment échapper à l’héritage du 19e siècle ? Qu’est-ce que le XXIe siècle doit garder du XIXe ? Au fil des œuvres et des années il s’agira de trouver une porte de sortie, en suivant la trace des histoires cachées : celles des insurrections syndicales écrasées par la « révolution industrielle », celles des peuples asservis sous le vernis orientaliste, ou encore celles du trouble dans les genres sexués autant que picturaux. A l’aide de vidéo-projections, de musiques et d’artifices divers, l’immersion sensorielle emprunte autant au Futuroscope qu’à Fort Boyard. Une expérience digne des montagnes russes, des débuts du cinéma ou d’un concert de Jean Michel Jarre aux Pyramides. Le tout, animé par une étrange société secrète à mi-chemin entre les Men in Black et une famille de forains.
Co-programmation avec L’Échangeur - CNDC dans le cadre du Festival C’est comme ça !
TRAVOL’TIME | La Panthère Blanche Production
Dimanche 27 à 18h30 • Théâtre de la Mascara
Travol’Time c’est la rencontre entre Adeline, Alexis et un de leurs points communs : une envie artistique née d’une façon inattendue au milieu des champs, et pour Adeline, des champs et des vaches. Travol’Time c’est une plongée dans leurs souvenirs d’enfant pour y dénicher leurs premiers émois artistiques. Travol’Time c’est un hommage aux spectacles dans le salon familial, à ceux du comice agricole, au roman d’ado qui donne envie d’être danseuse, aux soirées télé devant les comédies musicales avec John Travolta, à la salle disco du RAFAL FLASH en face de la ferme.
En 2019, après 10 ans d’absence, je retourne en Sarthe. Je dîne avec mes cousins, mes grands-parents, ma famille.Un choc. Je me sens comme une envoyée du ministère de la culture en territoire rural. Certains de mes cousins, plus jeunes que moi, ont des mots de patois et des expressions sarthoises. J’ai oublié cet accent, ces voix, ces corps, ces regards, pourtant, je viens d’ici. Comment enfant j’ai rêvé de danse dans une ferme sarthoise de vaches laitières ? L’étrangeté de ce rêve porte en lui-même la violence d’une société hiérarchisée et peut-être malgré elle, celle d’une classe qui dispose de ce qu’il nous manque dans nos vies agricoles : temps, plaisir, connaissance, reconnaissance, voyages, rencontres. Mon désir est né au milieu de nulle part, sans porte d’entrée, sans forme définie, sans connaissance ou sans culture théâtrale, sans codes... Travol’Time est une tentative pour comprendre : est-ce un désir de poésie qui naît au contact brut de la nature ? Est-ce un réflexe de survie ? Est-ce un rêve vendu par la télévision sur fond de méritocratie et de mépris social ? Travol’Time est une fiction de faits réels. J’ai besoin de cette tension entre réalité et fiction comme de la double identité de trans-classe : agricole et artistique. J’ai besoin de regarder le monde paysan avec des yeux d’artistes. Et j’ai besoin de mon regard sur l’art et ce qu’il représentait pour mes yeux d’adolescente à la ferme. Mon défi : la parole. C’est la première chose qui m’a manqué à la ferme car on ne parle pas là-bas, on regarde et on imite. On n’explique pas, on comprend tout seul, ou pas, mais on ne discute pas. On ne raconte pas, on porte le poids. Parler de ce monde est ma nécessité intime pour le célébrer, pour raconter ce qu’il m’en reste, me souvenir, revivre mes sensations et les partager. Travol’Time explore le rêve d’un homme et d’une femme qui aspirent à une vie autre que celle qui leur a été initialement léguée. À travers la réalisation d’une comédie musicale sur les comices paysans (fêtes agricoles), ils s’emparent de leur désir et déploient la puissance de leur imagination artistique. En attendant de l’art qu’il change leur vie, ils nous questionnent sur nos propres attentes et la croyance que nous avons dans nos rêves. (Adeline Fontaine)
Équipe du festival
Animation : La Duchiasse
Programmation : Mona Abousaïd, Antoine Bourrasset, Martin Jobert, Alma Livert, Aurélie Videlier et Thomas Zuani
Chargée de production : Margaux Marguerite
Équipe technique : Justin Gaudry, Roxane Gzyl, Tristan Guillot et Swann Maray
et tous les bénévoles du Théâtre de la Mascara <3
Conception graphique : Julie Doffémont
mascara@la-mascara.fr + 33 (0)3 23 70 07 68
CAMPING GRATUIT, pour réserver un emplacement : festival.mascarade@gmail.com



